Quelle différence quand j’aurai 85 ans ?

Juste le jour où j’apprends que les députés européens ont ratifié le CETA, et où je discute avec des amis du centre Bretagne à propos du projet minier qui va lancer, sous quinzaine, ses pelleteuses à l’assaut du sol armoricain, pour violer la terre et en extraire des trucs qui vont servir dans nos smartphones (Et là, je sens que mon iPhone a du souci à se faire, comme mon compte Facebook l’autre jour).

En tout cas, juste aujourd’hui, en lisant une semaine de mails en retard pour cause de retraite « génogramme et pleine conscience » (wow, j’en parlerai sûrement bientôt), je lis ce message de Neale Donald Walsch (via la lettre d’info du traducteur français – voir ici) :

En ce jour de votre vie, je crois que Dieu souhaite que vous sachiez …
que si vous décidez de faire des histoires
c’est important de bien choisir vos batailles.

L’idéal, bien sûr, serait de ne pas faire d’histoire
du tout. Mais étant donné que nous sommes humains,
c’est peut-être pas possible. Ce qui est possible
c’est de choisir plus attentivement les sujets sur
lesquels vous êtes prêt à faire des histoires.

Demandez-vous : « Quelle différence cela fera
quand j’aurai 85 ans ? » Si vous pensez que cela
importera à ce moment-là, faites en sorte que
cela importe maintenant. Si tout importe maintenant,
vous n’atteindrez peut-être jamais 85 ans.

Dé-facebookons Internet

Et voilà, c’est décidé, je quitte Facebook. Direction framasphere.org, le réseau social qui n’épluche pas mes messages privés ni n’espionne tout ce que je fais.

Framasoft, vous connaissez ? Organisme à but non lucratif et qui propose des tas d’outils et services web vraiment libres pour remplacer les dropbox, doodle et compagnie : http://www.framasoft.org.

Je les connais depuis longtemps, et ai testé quelques-uns des framadate, framadoc et autres : certes pas encore aussi performants et rapides que les originaux, mais avec la volonté de laisser chacun vivre sa vie sans avoir une caméra sur le dos en permanence. Franchement, c’est affolant. Voir entre autres, le numéro de décembre 2016 du journal l’Age de Faire (que je viens de lire). Ok, je le savais avant, mais là, c’est le pompon. Leur dossier est notamment basé sur l’ouvrage « L’homme nu, la dictature invisible du numérique » de Marc Dugain et Christophe Labbé.

Faut être solide pour tenir le coup dans ce monde qui veut nous bourrer d’OGM, de vaccins à l’alu, de messages publicitaires ciblés en lisant tout ce qu’on écrit sur Facebook ou dans nos boites gmail. De présidents de la république plus nocif les uns que les autres. De microparticules, de fringues à 2 balles fabriquées par des pauvres gens, loin, là bas où on ne voit pas ce qui se passe. De smartphones qui nous espionnent et nous géolocalisent même quand ils sont éteints. De compteurs jaunes installés en loucedé dans nos chaumières, qui nous espionnent et vont sans doute prendre feu un de ces quatre. Sommes-nous administrés par des incompétents, ou par des gens qui savent ce qu’ils font, et pourquoi ?

Cf la grenouille qui ne savait pas qu’elle cuisait :

Heureusement, il y a les gens qu’on aime, le ciel, le soleil et la mer, les succès de la permaculture et des Amap, les magazines comme l’Age de Faire ou Nexus, et tous ces gens tout simples qui agissent pour que le monde tienne le cap du respect et de la solidarité.

Des circuits courts et des emplois

Les circuits courts de vente de produits agricoles créent des emplois : c’est ce que conclue une étude menée à Rennes. Reporterre en parle dans un article du 25 janvier.

Non seulement la permaculture est rentable (cf cet article), mais en outre les relations directes entre des producteurs libres et leurs clients font des embauches : qui a dit que nous étions en plein marasme ?


(image empruntée à http://virtuellife.centerblog.net/rub-corne-d-abondance–7.html)

La raison d’être

Une des vidéos publiées dans le cadre de la formation en ligne « Concevoir une oasis » est consacrée à la raison d’être d’un projet d’oasis (*) : en quelques mots ou phrases, c’est une expression de ce qui donne sens et énergie au projet. Un catalyseur de créativité et de ressources. Comme la note fondamentale d’un son, le reste du projet en constituant les harmoniques. Ce qui fera adhérer de nouveaux membres, aussi.

L’équipe des Colibris suggère de démarrer le projet par la formulation de cette raison d’être. Et aussi, de prendre en compte les questions de relations entre les personnes, dès le départ. Pas seulement quand ça va mal, mais tout de suite. Quelle gestion des conflits ? Quelle gouvernance ?

Le fondement, quoi, pour tout projet.

(*) Qu’est-ce qu’une oasis au sens colibri du terme ? Réponse sur le site des Colibris.

Leader

Un leader n’est pas quelqu’un qui dit « Suivez-moi ».
Un leader est quelqu’un qui dit « J’y vais en premier. »

Neale Donald Walsh


(Si vos actions donnent envie à d’autres de rêver plus, d’apprendre plus,
de faire plus et de devenir plus, alors vous êtes un leader.
)

Cause première

La cause première cause de souffrance sur terre, c’est que nous croyons nos pensées. Le plus important à faire, c’est de questionner nos pensées : quel type de vie cette pensée induit-elle en moi, que pourrais-je vivre sans cette pensée ? Il nous appartient de retourner chaque pensée négative : « je suis bête » devient alors « je suis intelligente ». Plus j’observe ainsi mes pensées, moins je m’identifie à elles.

Teal Swan

 

Fructose

« Quand le fructose est mal absorbé, le moral peut même en prendre un coup lui aussi. Grâce au sucre, de nombreuses autres substances nutritives sont en effet assimilées dans le sang. L’acide aminé tryptophane, par exemple, aime se lier au fructose pendant la digestion. Mais si la quantité de fructose que nous avons dans le ventre est trop importante pour être assimilée dans son ensemble, nous nous en débarrassons et perdons du même coup celui qui s’est accroché à ses baskets : le tryptophane. Or, le tryptophane nous est aussi utile pour produire de la sérotonine (…), ce neurotransmetteur qu’on appelle aussi « L’hormone du bonheur », parce qu’une carence peut engendrer des dépressions. Non décelée, une malabsorption du fructose peut donc tout à fait être la cause d’humeurs dépressives ?

(…) à partir de 50 grammes de fructose par jour (soit cinq poires, huit bananes ou environ six pommes), les transporteurs naturels sont saturés chez plus de la moitié des gens. (…) La ration quotidienne de nos parents, qui sucraient leur thé avec une petite cuillerée de miel, consommaient peu de produits tout prêts et mangeaient des fruits en quantité raisonnable n’était que de 16 à 24 grammes. »

Giulia Enders, Le charme discret de l’intestin, 2015, Actes Sud

Oasis oasis oh

Donc, je me suis inscrite il y a quelques semaines à la formation en ligne des Colibris, « Construire une oasis ». Ca vient tout juste de démarrer, et déjà je me sens nourrie par les vidéos, le wiki et les messages publiés par les organisateurs et les participants. Là encore, mine de rien je rejoins un flux, sais pas encore ce que j’en ferai, mais c’est comme si quelque chose en moi reconnaissait là une action juste. Comme quand j’ai démarré le taichi il y a onze ans. Tiens d’ailleurs, moi qui me reproche volontiers de n’avoir pas de suite dans les engagements, eh bien onze ans de cet art de santé et de bien-être, ça me dit que les actions justes pour moi me font leur petit bonhomme de chemin. Et je garde ça au chaud pour quand mon mental me chantera de nouveau sa chanson pour les nuls.

Premier contact

Avant, il y avait les spielbergiennes « Rencontres du troisième type » (1976) ou l’adorable E.T. (du même Spielberg, 1982). Maintenant nous avons aussi « Premier contact » du québécois Denis Villeneuve. Entre les deux, des tas de films où des extra-terrestres plus ou moins insectoïdes viennent piller ou massacrer chez nous.

Bon, alors ceux-ci, que sont-ils venus faire sur Terre ? Est-ce qu’on met tout de suite en place le plan Orsec, ou est-ce qu’on essaie de causer avec ? Et tiens, pourquoi un tel film, là maintenant ? (Plus d’infos sur allociné).

 

Gros dossier (2)

Le lendemain, état d’esprit complètement transformé. Certes, je venais aussi de m’installer dans un endroit où je peux être seule quand j’en ai besoin – et j’en ai beaucoup besoin. Le tout conjugué m’a retournée comme une bonne crêpe de chez nous, et le soleil est revenu. Avec lui s’installe en moi une confiance que je n’avais pas encore expérimentée. Ce matin par exemple, au début de me temps de méditation, j’ai demandé à l’esprit que soient débloquées les énergies qui stagnent dans trois domaines de ma vie, dont le domaine professionnel. Et en disant cela, j’ai pris conscience que c’était déjà débloqué. Comment ça je demande à y voir clair sur le chemin professionnel le plus juste pour moi ? Mais je le sais déjà ! Je suis musicienne, arrangeuse, compositrice, chef de choeur, et c’est ça que j’ai à faire, point barre. C’est comme une vague qui grandit en moi et m’emporte vers des contrées dont je n’avais pas encore osé rêver. Ca aurait presque l’air facile, dis donc.

Et puis l’autre soir, conversation avec ma bonne amie Christine, rencontrée par échanges de mails sur ce blog, puis en vrai, et devenue une compagne de route. Je lui raconte mes péripéties de vie et mon début de compréhension de toute cette histoire de voyage qui ne se fait pas. Et elle me donne une lecture de tout ça pleine de confiance dans la vie, m’éclairant de ses propres expériences de femme nomade qui vit pleinement le flux de la vie et la richesse du moment présent et s’en trouve fort bien nourrie. Un coup d’accélérateur à la confiance, encore. Gratitude.

(image empruntée au joli blog lucialuz.wordpress.com)

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